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 [Texte] Un texte de Flidais-Airmeith que je trouve très inspirant...*

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Anthéa
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MessageSujet: [Texte] Un texte de Flidais-Airmeith que je trouve très inspirant...*   Lun 14 Juin 2010 - 16:14

Païenne

Je danse nue,
Sous la pleine lune,
Je me détourne des églises,
Ne gardant en mon cœur,
Que leur beauté et leur chant.
Je me glisse,
Sans vêtements,
Dans l’eau de la rivière lentement,
L’eau cristalline et fraîche,
Réveillant mes sens.
L’énergie court dans mes doigts,
Dans mon cœur,
S’éveille ma foi,
Dans ma gorge
Gronde ma voix.
J’entends encore les cloches
Et les prières des églises,
Ou, païenne,
Je ne suis plus admise.
Car j’ai quitté ses chemins,
Tous tracés d’avance,
J’ai voulu m’aventurer,
Vers l’inconnu,
Vers l’interdit,
Vers les plaisirs,
Vers l’absolu.
Je ne me suis si salie,
Ni perdue,
Et je n’ai rencontré nul démon,
Dans le désert,
Nul diable dans la tentation.
Sur mon front j’avais,
L’invisible croix,
Dans mon cœur,
J’avais cette foi,
Du Dieu des églises.
J’ai appliqué
Ses enseignements,
J’ai récité ses prières,
J’ai marché
Dans ses sillages moulés,
Et j’ai prié, prié, prié…
Lui offrant mon cœur et mon âme,
Ma foi et sa flamme.
Mais un vent ancien a soufflé,
Venu des temps anciens,
Et l’a éteinte.
Au regard des hommes,
De l’homme,
Je suis une païenne,
Pour avoir fait d’autres choix,
Que de croire en Toi.
Mais si il est vrai
Que Ta bonté est grande,
Autant que Ton pardon,
Tu pardonneras,
À celle qui fut,
Des Tes enfants…
Et si c’est vrai,
Que TU règnes là-haut,
Tu es le seul juge,
Les hommes n’ont pas droit de regard,
Ou de jugement
Sur l’engagement de ma foi,
Et sur les croyances de mon cœur.
Si Tu existes,
Les hommes se sont sûrement trompés,
Et Tes paroles ils ont mal interprétées.
Ou ils ont pris ce qui les accommodait.
À travers Toi,
L’homme
Essaie de s’élever
Au-dessus se son semblable,
Son frère…
Je n’ai pas envie,
De porter Ta croix,
J’ai envie d’aimer,
Sans culpabilité,
Et de prendre ma place de femme,
Dans ce monde d’hommes,
Sans être diminuée,
Au rôle d’une laveuse de pieds.
Ou d’une vierge sacrée,
N’ayant pas le loisir,
De son désir.
De Toi je garderai,
La rigueur et la bonté,
Mais nos routes se sont séparées,
J’ai bifurqué,
Sur un autre droit chemin,
Sur un autre sentier que le Tien.
J’ai tendu les mains vers la Lune,
J’ai enfouie ma foi,
Dans le ventre de la Terre,
Notre mère.
Les étoiles me guident,
Le soleil m’éclaire,
Mes chants sont
Pour les nuits dans la forêt,
Je n’ai aucune honte de mon corps,
Aucune honte à me donner,
À aimer.
Si c’est tout cela être païenne,
Je le suis,
Même si de moi,
Vos yeux se détournent,
Même si vos mains me fuient,
Et que vos langues pour moi,
N’ont que du venin…
Ma foi est ailleurs,
Différente de la vôtre,
Mais semblable, je vous demeure.
L’amour et la bonté,
Animent encore mon cœur.
Ma foi a changé de visage,
Sans changer le mien.
Je n’ai pas perdue mon âme,
Je ne me suis pas offerte
À aucun habitant de l’enfer.
Je suis païenne,
Sacrilège à vos yeux aveugles,
Mais j’ai gardé,
Le respect et l’amour,
Et toue mon humanité.
Je veux toujours aider mon prochain.
Je ne suis point une offense,
Au Dieu que vous aimez.
J’ai changé mes prières,
Je suis païenne,
Mais libre,
Et j’ai encore toute ma capacité d’aimer…
Je ne suis point impure,
Une licorne me laisse la monter…
Je n’ai plus ma place,
Dans vos rangs d’oignons,
Mais j’ai encore toute ma raison.
Sur le dos de la licorne,
J’effleure vos rêves,
Vous qui n’osez pas.
J’écoute vos soupirs,
À vous qui n’osez pas…
J’entends vos doutes et vos colères,
Et je sens sur ma peau et mon cœur,
La dureté de vos propos,
Les griffes de votre envie,
Les crocs de votre jalousie,
Les sueurs de votre incompréhension.
Mais pour votre bonne conscience,
Vous qui me condamnez,
Du nom de païenne,
Vous m’avez baptisée.
Dire que pour la seule raison,
Du fait que j’embrasse le ciel et la Terre,
Que je m’agenouille pour les prier,
Pour cette seule différence,
Il fut un temps,
Ou l’on m’aurait indiqué le bûcher.
Le feu,
Pour m’être mise à genoux,
Devant d’autres Dieux.
Les brûlures,
Pour tout pardon.
Je ne crois pas que ce ne fut,
Jamais cela,
La parole de votre Dieu,
Mais bien celle que l’homme en a fait.
De tout les temps,
À aujourd’hui,
Vos yeux ont-ils oubliés de voir,
Que bien avant d’être païenne,
Je suis humaine?

20 mai 2002.


Avec l'aimable autorisation de l'auteure.


Dernière édition par Anthéa le Lun 14 Juin 2010 - 18:32, édité 1 fois
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Casper
Invité
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MessageSujet: Re: [Texte] Un texte de Flidais-Airmeith que je trouve très inspirant...*   Lun 14 Juin 2010 - 17:49

Quel beau texte, j'en suis toute émue Embarrassé

Merci pour ce partage Bisous
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[Texte] Un texte de Flidais-Airmeith que je trouve très inspirant...*
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